Et pour rentrer, tu devras pédaler le lot, traverser l’Aubrac et survivre les nuits froides du massif central !

Région du Lot – Plateau de l’Aubrac & Massif central – Du 17 Août au 28 Août

Et pour rentrer, tu devras pédaler le lot, traverser l’Aubrac et survivre les nuits froides du massif central !

C’est au réveil d’une soirée pizza à TERA, que nous reprenons la route. Le changement est radical : cap à l’Est ! Rouler soleil aux yeux le matin et soleil dans le dos l’après-midi… Voilà ce qui nous attend pour rattraper le Puy en Velay.

D’abord le pays du canard : Cahors, St cirq LapopieFigeac Nous prenons de la vitesse dans la vallée du Lot qui nous surprend par ses belles couleurs, ses pêcheurs à la mouche et ses petits villages qui barbotent ! Quelques séances aquatiques à contre-courant pour renforcer les mollets avant les grimpettes du massif central. Une sortie en famille à bord de “Bagel”, la bouée percée que rien n’arrête ! L’idée était assez originale : se rendre à la brasserie paysanne du coin, en descendant le Lot sur 3 km à bord d’une bouée. Craignant un rapide trop rapide, c’est finalement très lentement que nous arrivons au restaurant. Nous avons choisi une portion de fleuve endormi où Hugo, tout grelottant, à dû faire de ses jambes le hors-bord de “Bagel” pour espérer arriver avant la nuit :)

Au réveil du lac Maury, l’Aubrac nous tend les bras ! Terre de vaches, d’aligots et de couteaux, nous passons à Laguiole pour affûter notre esprit. Les réflexions concernant notre projet s’accélèrent et se concrétisent. Nous posons les idées sur papier, réfléchissant aux prochaines étapes et à toutes ces infos que ce voyage nous a apporté. Les premières envies de rentrer se font sentir. La fatigue s’accumule et nous avons le sentiment d’avoir vu et entendu ce que nous cherchions avant de partir. 

Mais il faut d’abord survivre aux nuits froides du plateau. L’été se met en pause quelques jours, les gorges tousses et les petites stations de ski nous rappelle que nous sommes sur de vieilles montagnes en dormance ! Quelques forêts ont résisté à l’appétit carnivore des hommes, car les vaches prennent quasiment toutes la place. Elles sont belles et fières les vaches d’Aubrac. Les paysages sentent la campagne, le méthane et l’azote : plus simplement le fumier :)

C’est vrai que l’industrie de la viande est l’industrie la plus dévastatrice (pollution, déforestation, faim dans le monde, consommation d’eau, condition animal…)? Oui, c’est vraie et nous vous invitons à regarder un très bon documentaire à ce sujet : Cowspiracy ! 

Mais attention, nous parlons de l’industrie de la viande et donc de viande industrielle. Les brouteurs heureux sont souhaitée dans certains écosystèmes tout comme les BONS chasseurs (tant que nous n’accepterons pas le retour du loup). Manger de la viande où non est une question d’éthique. Continuer à manger de la viande industriel est une question d’enjeux.

Pour  nous, l’éthique est un constat : l’homme ne sait pas auto-produire sa propre nourriture, il est dépendant des plantes qui, elles savent transformer du soleil en “miam-miam”. Manger de la viande revient à manger du “miam-miam” issu des plantes qui ont déjà été transformée par d’autres animaux que nous ! A voir si vous souhaitez passer par un intermédiaire ? La question de donner la mort à un animal pour se nourrir est un autre débat. L’homme joue un rôle dans la chaîne alimentaire : animal où végétal, il doit prélever ses ressources pour vivre. Accorder plus d’importance à la condition animale plutôt que celle des végétaux est là encore une question d’éthique. Le tout étant d’agir consciencieusement en respectant la vie ! 

Concernant l’enjeu, si nous voulons continuer à respirer un air respirable, à boire de l’eau buvable et à manger à notre faim, nous ferions mieux d’arrêter de consommer trop de viande et d’arrêter tout court la viande industrielle ! Voilà, c’est dit :) Nous vous avions prévenu que le vélo faisait débattre…

À force de coups de pédale et de réflexion sur ces questions de transitions, nous rencontrons un nouveau compagnon de voyage : l’Allier ! Les orages grondent et le froid continue de nous faire grelotter dans nos vêtements d’été, mais les gorges du fleuve sont belles et verdoyante. Un dernier coup de cul et nous arrivons au Puy en Velay. À peine le temps de sauter dans un train pour rejoindre la vallée du Rhône et surprendre notre famille au 90 ans de la grand mère de Hugo.

Épisode familial après lequel il est dure de remonter en selle. Nous rejoignons notre dernier lieu programmé : La Rivoire, au pied des monts du pila dans le Nord Ardèche. Les jambes et le moral fatigués, mais encore assez de curiosité pour découvrir ce beau projet collectif.

Les rencontres de l’Educologîte (hors vaches d’Aubrac)

  • Les curieux touristes de St Cirq Lapopie
  • Les gentils pécheurs du lac Maury
  • Le camping de Saint Urcize à l’accueil digne d’un one-man-show (Pour des escapades en terre d’Aubrac : A recommander vivement !)
  • L’accueil à la ferme du camping des Lapins
  • Les discussions pic nic spontanées dans le parc de Pélussin avec une jeune famille en transition